Les occupants ont été capables de repousser également toutes les manipulations de la mairie pour les diviser : propositions bidons de relogement pour une centaine de personnes (alors que dès le 2 mai, près de 250 Tunisiens s’étaient regroupés dans les lieux, ce que la mairie savait très bien). Les occupants ont su repousser encore tous les récupérateurs, associations et partis, inexistants dans la réalité, organismes inhumanitaires et lécheurs de bottes de tous les pouvoirs en place qui veulent se prendre en photo devant la misère humaine. A ceux là nous disons : allez cherchez ailleurs ! Allez vous prendre en photo devant la Tour Eiffel. Vous léchez, nous crachons
L’occupation se transforme de plus en plus en une mobilisation à l’échelle du problème des sans-papiers, de la liberté de circuler, et de la réalité internationale de la révolution en cours. Le 51 avenue Bolivar est devenue le trou noir d’une révolution clandestine. L’occupation du 51 se transforme en une occupation de l’espace ambulant, une occupation de l’espace sonore avec les mêmes chants qui résonnaient dans la Kasbah de Tunis. La parole est l’espace sont arrachées par celles et ceux-là même qui se voient refuser tous les droits et toutes les libertés.
Vive la révolution dans tous les pays !
Occupations de tous les lieux de vie !
Tous au 51 !
Section Paris - Front de Libération Populaire de la Tunisie

